Voici l’Agneau de Dieu
I- L’Impasse de la Chute
Quelle autre mort pourrait briser les crocs de la Mort ?
Quelle autre mort pourrait de son aiguillon nous délivrer ?
Générations d’Adam, toutes captives des horreurs du trépas,
Se flétrirent et s’éteignirent depuis le jour de sa chute ;
Aspirant à se libérer de leur bourreau, accablées par le sort,
Elles ne trouvèrent ni issue, ni répit à leur douleur.
Mais voici que Dieu envoya son Fils nous racheter –
Le Fils saint de Dieu, à la place des pécheurs, fut immolé,
Son sang précieux versé pour ôter notre culpabilité.
II- L’Agneau Vainc la Mort et le Séjour des Morts
Quelle autre mort pourrait dépouiller la Mort de sa rigueur ?
Les enfants d’Adam, pendant des âges, se tordirent de terreur,
Engloutis par la Mort, leur ennemi le plus cruel.
Nul ne put les délivrer ou dissiper leur malheur;
Prisonniers des affres du trépas dès le sein maternel,
Leurs âmes impuissantes gisaient sans vie dans le bourbier
Jusqu’à l’apparition de l’Agneau – le Christ Vainqueur.
La Mort chercha à Le compter parmi les transgresseurs,
Mais Celui qui est Tout-Puissant la jeta dans le grand brasier.
Ô Mort, où est maintenant ton aiguillon mortel ?
Voici l’Agneau de Dieu, le Christ Sauveur et Roi !
Il a détruit ta faux comme un fétu carbonisé ;
D’un seul coup, Il t’a ensevelie à jamais dans la fange.
Ô Mort, toi qui as bu le sang précieux du Sauveur !
Tu l’as ingurgité avec faste sur la croix.
Tu ne sus point que tu scellais ainsi ta perte éternelle.
Ah! que le chasseur venimeux est devenu la proie !
Tu finiras tes jours dans le lac de flammes.
La Mort est morte, engloutie dans la victoire,
Totalement consumée par le Seigneur de gloire.
Il est l’Auteur de la vie – sa puissance est sublime.
Où est maintenant ta force, ô toi qui dévores ?
Ô Mort, innombrables sont tes victimes ;
Et insatiable d’âmes es-tu, ô Séjour des morts !
Mais le Saint, tu n’as pu Le réclamer ;
Ô Shéol, Lui, tu n’as pu Le garder ;
Son corps saint, tu n’as pu le profaner,
Car à notre Roi le règne éternel est destiné –
Son nom, c’est L’Éternel des armées !
Vous qui jadis gisiez dans la terre, bercés de plaisirs vains,
Réjouissez-vous et louez Celui qui est Souverain !
Du ventre de la terre, notre Roi est ressuscité,
Apportant aux siens la liberté et l’immortalité.
Voici, la Mort ne sera plus jamais connue,
Car la vie éternelle nous a été gracieusement donnée.
L’Agneau a vaincu la Mort pour ses élus ;
Il a totalement détruit notre ennemi vicieux
Et nous a fait naître de nouveau par son Esprit glorieux,
Se montrant fidèle aux paroles par Lui prononcées.
III- L'Agneau Donne la Vie à son Épouse, la Justifie et la Revêt de Gloire
Voici le Bien-aimé et sa vierge Mariée !
Elle qui, jadis, était de souffle privée,
Partage maintenant la vie du Christ, sa Tête vivante.
Il est mort afin qu’elle soit délivrée et sorte du trépas,
Et ressuscité pour qu’elle reçoive la plénitude de la joie.
Sa mort pour sa rédemption éternelle ;
Sa mort pour sa paix perpétuelle ;
Sa mort pour sa justification totale ;
Sa mort pour sa victoire magistrale ;
Sa mort pour sa gloire resplendissante.
Ô Mort, qu’est-il advenu de ton règne si effroyable ?
Que tu es devenue un cadavre, ô Faucheuse implacable !
Vaincue par Celui dont le nom est Saint.
Celui qui siège sur le Trône est notre Capitaine –
Jésus-Christ, l’Espérance de la gloire éternelle.
Il a conquis le séjour des morts – cette bête vorace et cruelle –
Et offert aux siens la paix et la vie dans la lumière de sa face.
De nos cous, Il a brisé la chaîne de l’esclavage
Et a apporté la guérison à notre douleur incurable.
Nul autre que l’Agneau ne pouvait sanctifier notre race
Et nous offrir l’accès au lieu très saint par grâce.
IV- La Défaite du Serpent par l’Agneau
Quelle autre mort pourrait le remplir d’un tel effroi ?
Celui qui détient le pouvoir de la mort et sème le désarroi ;
Qui garde les âmes captives pour qu’elles fassent sa volonté.
Les fils d’Adam, pendant des âges, succombèrent à ses ruses.
Mais à l’avènement de la Semence de la femme,
Il sut que la malédiction décrétée par Dieu autrefois
Était sur le point de s’abattre sur sa tête avec fracas.
Alors, il chercha à L’empêcher de connaître le trépas;
Mais assurément, vains furent tous ses subterfuges.
Tel un silex, notre Grand Prêtre affermit son visage –
Méprisant l’opprobre accablant de la croix –
Et offrit sa précieuse vie pour nous sauver.
Ô bienheureux, rendons gloire à notre Agneau pascal !
Par son sang, Il a vaincu le Serpent – cet être fatal.
Il a gravi sans crainte la montagne de la mort
Et y a offert volontairement son tendre corps ;
Par amour, Il prêta ses épaules en toute humilité
Et prit sur Lui le fardeau de tous nos péchés.
À la volonté bienveillante du Père, Il obéit ;
Et de sa main juste, Il prit la coupe bien remplie –
La coupe de la sainte colère, à nous réservée.
Afin d’expier nos péchés, Il la vida jusqu’à la lie,
Et poussa le cri de victoire : “Tout est accompli !”
Ô Épouse chérie de l’Agneau, sois émerveillée !
Le Trompeur et ses sbires sont vêtus de honte.
Adorons le Christ notre Roi et louons son nom !
Il a satisfait la demande de Dieu et payé notre rançon.
Celui qui brandit la peur de la mort comme une arme,
Et désire garder à jamais la race d’Adam sous son règne,
Voit maintenant tomber du cou de ses captifs la chaîne.
Le Ravisseur des enfants de poussière est jeté dans l’abîme –
L’Agneau aux sept cornes a vaincu son ennemi ultime.
Par le souffle de ses lèvres, Il a écrasé le Serpent en un éclair ;
Il a ôté le souffle à son principal adversaire.
À la tête, Il lui a porté un coup fatal et mis fin à ses trames;
Il a délivré à jamais les siens de l’ombre de l’usurpateur.
Il ne pourra plus, par ses ruses, captiver nos âmes.
V- La Fin des Hostilités entre Juifs et Gentils
Quelle autre mort pourrait à jamais renverser
Le mur pernicieux et clivant de l’hostilité ?
La lignée d’Adam, dans une mer de haine noyée,
Vécut longtemps en inimitié, privée de paix et divisée –
Jusqu’à ce que le Père envoie son Fils bien-aimé,
Dont le sang précieux, au Calvaire, fut versé –
Par Lui, les enfants de l’homme sont réconciliés.
Autrefois perdus, privés de lumière et sans secours,
Vanité était notre compagne dès l’aurore de nos jours.
L’Agneau est venu à nous, apportant grâce et vérité.
Il a éteint le conflit qui s’étendait sur des générations ;
Il a fait naître la fraternité et dissipé la pugnacité.
À nous, notre Sauveur a donné son Esprit d’amour,
Faisant de nous, ses élus, une nouvelle création ;
Il a revêtu nos cœurs d’une beauté impérissable –
Juifs et Gentils unis par un lien de paix inaltérable.
VI- La Restauration de la Paix entre Dieu et l’Homme
Quelle autre mort pourrait sceller notre paix avec Dieu ?
Bénédiction, honneur, gloire et puissance à l’Agneau !
Car Il est Lui-même notre rançon et propitiation.
Jadis séparés de notre Dieu et impurs à ses yeux,
En Lui, nous avons reçu l’adoption et la sanctification.
Au lieu du tourment, la plénitude de la félicité ;
Jadis esclaves des ténèbres, accablés par nos péchés,
Nous voici faits héritiers du Royaume de lumière ;
Âmes jadis chargées d’iniquité, maintenant revêtues de pureté ;
Cœurs autrefois adultères, élus sacerdoce du Dieu Très-Haut,
Nation sainte sur laquelle Il a inscrit son nom et mis son sceau.
De la lignée de l’iniquité, Il nous a convertis en chênes de justice ;
Enfants jadis réprouvés, devenus par grâce ses éternels délices !
VII- Doxologie
Gloire au Christ, le Roi éternel – la Corne de salut !
Vous tous, rachetés de Celui qui est l’Ancien des jours,
Chantez et rendez gloire à L’Eternel notre justice ;
Car Il a œuvré glorieusement, nous sauvant par son sacrifice.
Il a transformé notre tristesse en une joie éternelle,
Et revêtu notre nudité de son vêtement supernel !
Il nous a couronnés de vie et nous a faits siens pour toujours.
Béni soit l’Agneau glorieux, le Roi des nations !
Dans sa grâce, Il a dissipé les ténèbres de nos nuits,
Et dans la gloire de sa force, Il nous a conduits.